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Derviche tourneur

crédit photos : WATO AGENCY 

Derviche tourneur : comment les femmes transforment une tradition séculaire

Le terme derviche tourneur évoque immédiatement la rotation sacrée, les longues jupes blanches et la pratique spirituelle du semâ, popularisée par l’ordre mevlevi fondé à Konya au XIIIᵉ siècle.

Longtemps associée exclusivement aux hommes, cette tradition mystique connaît aujourd’hui une transformation majeure : les femmes deviennent elles aussi des derviches tourneurs, s’appropriant un geste spirituel qui leur fut longtemps interdit.

Cette évolution contemporaine est portée, entre autres, par la chorégraphe franco-iranienne Rana Gorgani, figure incontournable dans la transmission du semâ en Europe

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Qu’est-ce qu’un derviche tourneur ?

Un derviche tourneur est un pratiquant du rituel soufi du semâ, une rotation continue utilisée comme méditation en mouvement.
Le derviche tourne autour de son axe intérieur, bras ouverts, ancré dans le sol et orienté vers l’infini.

Cette danse spirituelle vise à dépasser l’ego, apaiser le mental et atteindre un état d’unité intérieure.
Traditionnellement, le derviche tourneur appartenait à une confrérie masculine, mais cette réalité change.

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Les femmes derviches : une visibilité nouvelle

Depuis une vingtaine d’années, de plus en plus de femmes pratiquent le semâ en Europe, au Moyen-Orient et en Amérique.
Elles deviennent des derviches tourneurs à part entière, légitimes dans cette pratique profonde et exigeante.

Le mot-clé “derviche tourneur” inclut désormais naturellement la présence féminine, reflet d’une transformation culturelle majeure. 

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Rana Gorgani : une pionnière qui forme des derviches tourneurs féminines

Parmi les personnalités qui ont joué un rôle déterminant dans cette évolution, Rana Gorgani occupe une place centrale.
Spécialiste de la danse soufie, elle a fondé l’École Internationale de Danse Soufie et enseigné le semâ à des milliers de personnes.

Son engagement pour les femmes

Depuis plusieurs années, Rana Gorgani encourage activement les femmes à devenir derviches tourneurs, en les formant à la technique de la rotation sacrée et en défendant leur légitimité dans cet art spirituel.

Dans cette dynamique, elle a créé un groupe de derviches tourneurs exclusivement féminin, une initiative unique en Europe, qui donne aux femmes une visibilité nouvelle dans la tradition soufie contemporaine.

Pourquoi devenir derviche tourneur aujourd’hui ?

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1. Une pratique méditative profonde

La rotation calme le mental, régule la respiration et permet d’atteindre un état de présence rare.

2. Une discipline artistique complète

Le travail du centre, du regard, de l’équilibre et du souffle rapproche le derviche tourneur d’une danse exigeante et codifiée.

3. Un chemin spirituel universel

Hommes et femmes trouvent dans cette pratique une voie de transformation intérieure.

Le semâ : une technique stricte, accessible mais exigeante

Devenir derviche tourneur requiert un apprentissage sérieux.
La technique demande de maîtriser : 

Cette exigence explique pourquoi la transmission, notamment celle menée par Rana Gorgani, joue un rôle essentiel.

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Les groupes féminins : une révolution silencieuse

La création de groupes féminins de derviches tourneurs transforme profondément la perception de cette tradition.

Ces groupes permettent de 

Rana Gorgani, en initiant l’un des premiers groupes féminins européens, contribue à inscrire durablement les femmes dans l’histoire du derviche tourneur. 

Derviche tourneur : une tradition en pleine évolution

Être derviche tourneur n’est plus lié au genre.
Ce rôle, autrefois réservé aux hommes, devient aujourd’hui un espace d’expression universel où les femmes trouvent leur place naturellement.

Grâce au travail de pédagogues et d’artistes engagées comme Rana Gorgani, le derviche tourneur entre dans une nouvelle ère :
celle de l’ouverture, de l’égalité et de la transmission contemporaine.

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Conclusion : la nouvelle définition du derviche tourneur

Aujourd’hui, un derviche tourneur peut être un homme ou une femme.
Le semâ n’est plus un territoire fermé, mais une pratique spirituelle vivante, en mouvement, ouverte à celles et ceux qui cherchent une voie intérieure authentique.

L’essor des derviches tourneurs féminines, et le travail pionnier de Rana Gorgani, marque une étape essentielle vers une tradition soufie inclusive et renouvelée.

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